La situation du terrorisme au Burkina Faso
De 2020 à 2021, les attaques se sont multipliées, notamment dans les régions du Nord et de l’Est. Les groupes armés terroristes ciblent les civils, les forces de sécurité et les infrastructures, provoquant des déplacements massifs de populations vers la capitale et les centres urbains.
En 2020, le Burkina occupait la 6ème place des pays les plus touché par le terrorisme avec une moyenne de 7,65 selon le Global Peace Index. En effet le 4-5 juin 2021 dans la province du Yadgha à Solhan des assaillants ont attaqué le poste des Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) ; le 14 novembre 2021 les djihadistes ont attaqué une garnison isolée à Inata dans la province du Soum causant une grande perte pour les forces de sécurité burkinabè. D‘autres attaques, comme celles de Markoye qui se sont déroulées le 4 août 2021 et qui ont visé plusieurs localités autour de Markoye entraînant des pertes humaines et des destructions matérielles.
L’instabilité politique a été marquée par deux coups d’État, en janvier et septembre 2022. Des événements qui ont affaibli la réponse sécuritaire face aux groupes terroristes, qui ont intensifié leurs offensives.
Cependant la réorganisation de l’armée et des Volontaires pour la défense de la patrie, ainsi que l’acquisition des équipements adéquats permettent à ce jour des contre-offensives pour assurer la reconquête des parties du pays occupés par les factions djihadistes.
Malgré tout, des hordes de terroristes s’acharnent sur les populations et les militaires. On note le massacre de Seytenga survenu le 12 juin 2022 considérée comme l’une des plus meurtrière de l’année 2022 avec environ 86 morts, ensuite, l’attentat de Namsiguia dans la province du Bam qui a eu lieu le 9 août 2022, marquée par deux explosions qui ont ciblé un convoi militaire. Il y a également l’attaque de Barsalogho. Cette attaque a été suivi d’une contre-offensive des forces armées burkinabè.
En 2023 le Global Terrorism Index a enregistré plus de 8 000 décès liés au terrorisme, soit une augmentation de 137 % par rapport à l’année précédente. Le Burkina Faso est le pays le plus impacté par le terrorisme, représentant près d’un quart des décès mondiaux.
Les attaques terroristes survenues en 2023 sont entre autres : l’attaque de Koumbri du 4 septembre 2023 qui a ciblé une position militaire entraînant ainsi de lourdes pertes parmi les forces de sécurité environ 30 personnes ont été blessées, il y a l’attaque de Zaongo survenu le 5 novembre 2023 et celui Djibo le 26 novembre 2023.
L’année 2024 a été marquée par des attaques particulièrement meurtrières. En août, plus de 100 civils creusant des tranchées défensives ont été tués à Barsalogho. Il s’agit de l’attaque la plus meurtrière de l’histoire du Burkina Faso.
Quelques-unes des attaques sont revendiquées par des groupes djihadistes connus tandis que d’autres ne le sont pas. Les modes opératoires sont multiples et divers. Des attaques qui visent les bases militaires, tandis que d’autres visent les villages par des pillages, vols de bétails et de massacres des hommes vaillants parmi la population.
Cette situation a pour conséquences directes les déplacements des populations. Plus de 2 millions de personnes ont été déplacées, représentant environ 10 % de la population.
- une école saccagée par des terroristes
L’éducation est une des cibles préférées des attaques terroristes. Environ 4000 écoles des zones affectées sont fermées, privant de milliers d’enfants d’éducation.
L’insécurité a limité l’accès à la terre et perturbé les marchés, exacerbant l’insécurité alimentaire.
La situation sécuritaire réduit les déplacements des populations, le tourisme et des activités économiques.
Les nouvelles autorités, conscientes des conséquences développement des initiatives et mettent en place des plans d’urgence pour soulager la souffrance et renforcer la résilience des populations. La situation reste préoccupante, car plusieurs secteurs socio-économiques sont durement impactés.
✍️ Roamba Némata


Commentaires
Enregistrer un commentaire